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Elément spécifique
et remarquable du paysage solognot, l’étang
est un patrimoine à la fois historique, culturel, économique
et écologique de notre région. Nous vous proposons de le
découvrir ou le redécouvrir dans un ensemble de maisons
anciennes typiques.
La
Maison des Etangs est la vitrine des étangs de Sologne, elle est
à la fois un musée et un écomusée.
Dans la première phase de la visite, à l'aide de maquettes,
de panneaux et d'un détour près d'un étang, on découvre
la réalisation, le fonctionnement, l'histoire et la raison d'être
des étangs de Sologne.

Un étang traditionnel n'est pas creusé, on utilise la dépression
naturelle que réalisent les petits ruisseaux de drainage des eaux
du bassin versant des rivières ou des creux de terrain appelés
"noues". Une digue au cœur d'argile permet une retenue
d'eau en surface, le sous-sol étant argileux.
Le fonctionnement d'un étang traditionnel correspond à celui,
connu maintenant, du lagunage. L'auto épuration observée
est due au rôle transformateur de la faune microbienne du fond,
au rôle absorbant des plantes de la ceinture végétale
ou roselière et à l'oxygénation produite par le phytoplancton.
Ce fonctionnement équilibré permet la vie et la nourriture
des poissons et celles de toute une faune sauvage comportant entre autre
des oiseaux d'eau dont les principaux sont présentés en
photo ou "naturalisés" dans un décor champêtre.
L'histoire
des étangs fait partie intégrante de celle de la Sologne.
Depuis l'époque du défrichage des campagnes, aux premiers
temps du Moyen Age, des étangs ont été créés
en grand nombre, ceci jusqu'à la Renaissance, où 4 000 étangs
font la réussite économique de la région. Cette "belle
mécanique" se détraque à partir de la fin du
16ème siècle. Beaucoup d'étangs se transforment en
marécages, entraînant le développement important du
paludisme, de la misère et de la famine. On évoque aussi
l'amélioration relative des conditions de vie au 19ème siècle
et le rôle joué par la poudre d'écorce de quinquina.
Actuellement, la Sologne
compte 2 800 étangs qui couvrent environ 12 000 hectares. Leur
surface varie de deux à cent hectares. Saint-Viâtre est la
commune qui en possède le plus grand nombre (135) et la plus grande
surface en étangs (1 300 hectares).
Ces
étangs demandent un entretien régulier et la pisciculture
en est le meilleur gage tant sur le plan écologique qu'économique.
Les grands métiers de cette pisciculture et leur savoir-faire ont
vu le jour au fil des siècles. Découvrir les rôles
des fermiers marchands, des bessons et du maître des eaux mortes
ainsi que les pêches d'étangs, le transport et la conservation
du poisson, c'est se promener dans le temps passé jusqu'à
nos jours.
La
deuxième phase de la visite se déroule dans la nouvelle
extension, véritable musée ethnologique où sont décris
les métiers qui gravitent autour des étangs ou qui utilisent
leurs "produits dérivés".
Des
salles présentent les bondes et les outils des charpentiers qui
les fabriquaient, l'atelier du charron spécialisé dans les
barques à fond plat, le travail du chanvre qu'on rouissait dans
les étangs et son utilisation, y compris la démonstration
de la fabrication de cordes. Un herbier pédagogique illustre la
flore des étangs et la salle suivante décrit les utilisations
de ces plantes. Les joncs servant aussi à calfater les tonneaux,
une salle en présente la fabrication. L'habitat traditionnel est
évoqué dans une pièce appelée la maison du
pêcheur avec mobilier et ustensiles anciens où est évoquée
la cuisine des poissons d'eau douce. Enfin une salle d'exposition temporaire
permet de présenter des sujets plus variés ou liés
à l'histoire de Saint-Viâtre.
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La
Maison des Etangs se présente désormais comme un ensemble
de 14 salles sur plus de 600m². Elle nous montre
les étangs de Sologne sous leurs différents aspects,
comme composants d'une nature spécifique remarquable, dans
un environnement favorable pour la faune, la flore et les hommes et
comme constituant un potentiel économique et touristique réel.
Il serait dommage de ne pas en profiter. |
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