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APERCU
HISTORIQUE
Avant-hier TREMBLEVY … Hier TREMBLEVIF…
Aujourd'hui SAINT-VIATRE.
A
la suite d'un ermite, retiré dans les bois de Sologne et que la
tradition nomme Viâtre (en latin Viator, le voyageur) un village
semble se constituer autour de son tombeau (la crypte). Un arbre issu
de son cercueil fait de tremble serait à l'origine du nom primitif
du village : TREMBLEVY (en latin tremuli vicus, le village du tremble).
Au moyen âge, plusieurs seigneuries voient le jour. L'une d'entre
elles, la châtellenie de Tremblevy avait droit de haute et basse
justice.
Au 15ème siècle, cette châtellenie devient définitivement
(en 1453), la propriété de Charles d'Orléans (le
poète) et entre dans le domaine royal, à l'avènement
de son fils Louis XII, après l'extinction des Valois directs, en
1498.
En 1515, François 1er part en campagne au nord de l'Italie, c'est
la victoire de Marignan. Durant cette campagne, un homme, entre autres,
s'est distingué, un Allemand, Wolfgang Eberhard comte de Lupfen,
capitaine des lansquenets. Pour le récompenser, François
1er lui attribue la châtellenie de Tremblevy.
C'est le blason de Tremblevy, union du comte de Lupfen et de dame Jeanne
Cléret son épouse, qui devient en 1989 les armoiries de
notre village.
PARTI D'ARGENT AU CHEF D'AZUR ET D'HERMINE A TROIS FASCES ONDEES
DE SABLE, AU LAMBEL DE GUEULES.
Au cours du 17ème siècle, le nom du village s'est transformé
pour devenir TREMBLEVIF, probablement à cause des "fièvres
intermittentes" (ou paludisme) qui sévissaient alors.
Au 19ème siècle, ce nom est devenu difficile à porter
et à la demande de la commune, le village prend le nom de SAINT-VIATRE
en 1854.
LE CHAFAUD
Terme dérivé de l'ancien nom "les
eschafauts", construction éphémère en bois,
genre d'estrade, sur laquelle on faisait des représentations.)
Unique en son genre le monument actuel du 15ème siècle,
fait de briques, servait de reposoir aux reliques de saint Viâtre.
L'EGLISE
Depuis le 8ème siècle, l'église est un peu le miroir
de l'histoire du village. Bien des choses sont à voir :
La crypte, traditionnellement tombeau du saint, est
la partie la plus ancienne et forme une "confession", avec l'ancien
autel situé au-dessus.

La voûte de la nef lambrissée de bois peint.
Les deux chapelles seigneuriales de la Renaissance.
Deux vitraux sont du 16ème siècle, les autres du 19ème.
Un mobilier remarquable tel le lutrin ci-contre, des coffres, les fonts
baptismaux, le reliquaire de saint Viâtre en argent, le reliquaire
de saint Loup en bois doré récemment classé.
Paysan travaillant dans les bois de chêne.
Extrait d'un chapiteau du porche, partie très ancienne de l'église
ayant échappé à la destruction du XVème siècle.
Une dédicace a en effet été célébrée
en 1476.

Le polyptyque est un ensemble de quatre volets peints
sur leurs deux faces, destiné probablement à un retable
formant huit tableaux de 1,40m x 0.70m. Ces peintures non signées,
mais attribuées habituellement à l'école flamande
du début du 16ème siècle, sont réalisées
à l'huile sur bois, avec mise en œuvre de la perspective,
techniques encore rares à cette époque.
Une face illustre la vie de saint Viâtre.
L'autre la passion du Christ.
Certains y voient l'influence du maniérisme italien, surtout pour
la partie traitant de la "passion", permettant de lier cette
réalisation artistique à la campagne d'Italie de François
1er, à laquelle participe Eberhard von Lupfen.
LES GALERIES DE L'EGLISE
Elles
forment une sorte de cloître qui entourait jadis la nef dans sa
plus grande partie. C'était à la fois un lieu de sépulture
et un lieu de réunion. Cette dernière utilisation l'a fait
appeler caquetoire par certains.
La partie reconstituée ici donne un bon exemple de charpente à
"chevron ferme".
Au-dessus des galeries, on remarque un emplacement noirci, il s'agit de
la "litre ou listre ou liste". Certains Seigneurs avaient le
droit de "litre" c'est à dire de faire peindre leurs
armoiries sur les églises. C'est devenu par la suite une bande
noire sur laquelle on apposait les initiales du défunt dans les
funérailles solennelles
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